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Quel lambris extérieur choisir entre bois, PVC et composite ?

Le choix d’un bardage extérieur en bois naturel, pose comprise, se situe entre 100 et 150 euros du mètre carré sur le marché. Choisir un habillage de façade demande d’analyser la durabilité, les contraintes d’entretien et le budget global pour protéger durablement un bâtiment contre les intempéries tout en soignant son esthétique générale.

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Quel lambris extérieur choisir entre bois, PVC et composite ?

Le choix d’un revêtement de façade repose sur un arbitrage entre l’aspect visuel recherché, la résistance mécanique face aux agressions climatiques et le temps que le propriétaire souhaite consacrer à la maintenance au fil des ans. Les lames de bardage protègent l’isolant et la structure porteuse contre la pluie et le vent, tout en modifiant l’apparence extérieure de l’habitation.

Quels sont les avantages et inconvénients du bois naturel ?

Le bois naturel offre une intégration paysagère appréciée et un bilan carbone favorable, mais il exige un entretien régulier pour conserver sa teinte d’origine et éviter le grisaillement. Les essences locales demandent une vigilance accrue selon l’exposition aux rayons ultraviolets et aux épisodes pluvieux répétés.

Une pose dans les règles de l’art implique de sélectionner des bois compatibles avec les classes d’emploi adaptées aux conditions extérieures. Les lames de bardage en bois naturel doivent présenter un taux d’humidité maximal de 19 pour cent avant la pose et être stockées à l’abri des intempéries sur des tasseaux pour éviter toute déformation prématurée.

Pourquoi opter pour le PVC ou le composite ?

Le PVC et le bois composite conviennent pour les propriétaires qui recherchent une façade sans contrainte d’entretien lourd et une résistance élevée face aux agressions climatiques. Le bardage en bois composite ne craint ni l’humidité ni les UV et demande beaucoup moins d’entretien que le bois naturel tout en imitant l’aspect des lames traditionnelles.

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Le PVC offre une conductivité thermique similaire à celle d’un bardage en bois et ne nécessite aucun entretien particulier hormis un nettoyage occasionnel à l’eau savonneuse. Ces solutions synthétiques garantissent une stabilité dimensionnelle remarquable sur le long terme, même en cas de fortes variations thermiques saisonnières.

Mélèze ou Douglas : Lequel finira gris clair ?

Le Douglas comme le mélèze évoluent naturellement vers une patine gris clair lorsqu’ils sont laissés bruts sans application de saturateur ou de finition protectrice. Le douglas est l’essence de bois résineux conseillée en raison de sa résistance naturelle à l’humidité et aux moisissures, offrant une durabilité remarquable sans traitement chimique lourd.

Le mélèze est réputé pour sa durabilité et sa résistance naturelle aux intempéries avec une teinte initiale rougeâtre qui se patine de la même manière sous l’effet combiné du soleil et de la pluie. Le Douglas français offre une durabilité estimée de 30 à 40 ans avec un rapport qualité-prix optimal pour un bardage bois.

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Combien coûte un bardage extérieur au m² pose comprise ?

Le budget à prévoir pour la fourniture et la pose d’un habillage de façade varie selon la nature des lames choisies et la complexité du chantier. L’intervention d’un professionnel peut contribuer à garantir la conformité de l’ouvrage, notamment pour la gestion des points singuliers comme les angles, les encadrements de fenêtres et les jonctions avec la toiture.

Le prix moyen d’un bardage extérieur en bois naturel, pose comprise, se situe entre 100 et 150 euros du mètre carré. Ce montant inclut la fourniture des lames, de l’ossature secondaire et des fixations adaptées aux contraintes du support existant.

Quel est le prix d’un bardage bois ?

Le coût du bardage en bois dépend directement de l’essence choisie, de la qualité du tri et du profil des lames retenu pour la ventilation. Les bois exotiques ou les essences thermo-chauffées affichent des tarifs plus élevés que les résineux locaux comme le douglas ou le pin sylvestre.

La complexité de la mise en œuvre, la hauteur de travail et l’état initial des murs porteurs influencent également le devis global établi par l’artisan. Une dépose d’ancien revêtement ou la mise en place d’une isolation thermique par l’extérieur préalable représente un coût supplémentaire à anticiper.

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Quel budget prévoir pour du PVC ou du composite ?

Le prix d’un bardage en bois composite varie entre 130 et 250 euros du mètre carré fourni et posé, en raison de la complexité de fabrication du matériau et de sa haute résistance. Ce matériau composite associe des fibres de bois et des polymères pour garantir une durabilité maximale sans traitement.

Le prix d’un bardage extérieur en PVC varie de 75 à 125 euros du mètre carré, pose comprise, ce qui en fait l’option la plus accessible financièrement à l’installation. Sa légèreté facilite la pose et réduit le temps de main-d’œuvre nécessaire sur le chantier.

Pose des tasseaux de l'ossature secondaire et du pare-pluie pour un lambris extérieur.

Comment respecter les règles de pose et de ventilation selon le DTU 41.2 ?

La pérennité d’un bardage extérieur repose entièrement sur le respect des règles de ventilation et d’étanchéité édictées par le document technique unifié en vigueur. Une mauvaise circulation de l’air derrière le parement conduit à des désordres structurels majeurs et à la prolifération de champignons.

La norme NF DTU 41.2 impose la création d’une lame d’air ventilée d’au moins 20 mm d’épaisseur derrière le bardage bois. Cette lame d’air doit être ouverte en partie basse et en partie haute pour permettre un séchage rapide de l’arrière des lames en cas d’infiltration.

Comment éviter la condensation derrière un bardage ?

La lame d’air ventilée derrière le bardage doit respecter une section d’entrée et de sortie d’air supérieure ou égale à 50 cm² par mètre linéaire. La pose d’un pare-pluie hautement perméable à la vapeur derrière l’ossature secondaire est indispensable pour protéger l’isolant tout en laissant s’évacuer l’humidité provenant de l’intérieur du bâtiment.

Les tasseaux de support doivent être traités classe 2 minimum, avec une largeur supérieure ou égale à 30 mm et une épaisseur minimale de 27 mm pour maintenir cette circulation d’air constante. L’entraxe des tasseaux de l’ossature secondaire doit être au minimum de 40 cm et au maximum de 65 cm pour éviter tout fléchissement des lames sous l’effet du vent.

Douglas, mélèze, pin autoclave : quel bois choisir ?

Le choix de l’essence de bois s’effectue en fonction de l’exposition climatique du bâtiment et de l’acceptation ou non de l’évolution de la couleur. Le douglas est robuste et durable, souvent utilisé sans traitement pour le bardage extérieur grâce à sa classe de durabilité naturelle satisfaisante.

Le pin traité en autoclave constitue une alternative économique pour les budgets serrés, nécessitant un contrôle régulier de l’état du traitement en surface. Le mélèze s’impose dans les régions soumises à des conditions climatiques rigoureuses en raison de sa forte densité et de sa résistance naturelle.

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Pièges à éviter lors de l’installation d’un habillage de façade

La mise en place d’un bardage en bois ou en composite souffre souvent d’erreurs techniques récurrentes qui compromettent la durabilité de l’ouvrage et l’intégrité du bâtiment.

  • Oublier de ventiler correctement la lame d’air arrière provoque immanquablement la stagnation de l’humidité, entraînant le pourrissement rapide des fixations et du bois par l’arrière. Il faut veiller à respecter les sections d’entrée et de sortie d’air réglementaires avec des grilles anti-rongeurs adaptées.
  • Fixer les lames de bois avec des pointes en acier ordinaire génère des coulures de rouille inesthétiques et fragilise l’assemblage au bout de quelques saisons humides. Compter sur l’utilisation systématique de pointes ou de vis en acier inoxydable crantées pour garantir la tenue mécanique face aux efforts de retrait du bois.
  • Poser du bois avec un taux d’humidité trop élevé provoque un retrait dimensionnel important lors des premières périodes sèches, ouvrant des fentes entre les emboîtements. Le contrôle préalable à l’aide d’un humidimètre s’avère indispensable avant de visser la première lame sur les tasseaux de l’ossature.
  • Négliger le traitement des coupes de sciage sur le chantier laisse le champ libre aux champignons et aux insectes xylophages sur les chants nus. L’application d’un produit de préservation sur chaque recoupe de lame avant la pose définitive permet d’éviter toute contamination ultérieure.

Quel matériau privilégier si la façade subit des épisodes de gel intenses et une humidité persistante tout au long de l’hiver ? Le choix se portera en priorité vers des essences naturellement résistantes comme le mélèze ou vers des composites imputrescibles pour s’affranchir des contraintes climatiques.

Les informations de cet article sont fournies à titre indicatif. Pour tout projet de travaux, consultez un professionnel qualifié qui pourra évaluer votre situation spécifique selon les normes en vigueur.

FAQ

Quel est le meilleur matériau pour un bardage extérieur sans entretien ?

Le PVC et le bois composite ne demandent aucun traitement de protection et se nettoient à l’eau claire, contrairement au bois naturel qui exige une application régulière de saturateur.

Quelle est la durée de vie d’un bardage en bois naturel ?

Un bardage en bois bien posé, ventilé et réalisé dans une essence durable comme le Douglas ou le mélèze affiche une durée de vie comprise entre 30 et 40 ans sans intervention lourde.

Peut-on poser un bardage soi-même ?

La pose est accessible aux bons bricoleurs rigoureux, mais le respect strict des entraxes d’ossature, des sections de ventilation et des règles de sécurité en hauteur reste impératif.

Pourquoi faut-il une grille anti-rongeurs en bas de bardage ?

La grille empêche les petits animaux et les rongeurs de s’installer dans la lame d’air ventilée tout en préservant la libre circulation de l’air nécessaire au séchage du mur.

Le bardage bois isole-t-il la maison ?

Le bardage en lui-même apporte un complément d’isolation faible, mais il s’associe à une isolation thermique par l’extérieur pour transformer les performances énergétiques du bâtiment.

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L’auteur de ce guide
Julien Durand
Charpentier-couvreur de formation · conseiller bois

Formé au métier de charpentier-couvreur, j’ai passé quinze ans sur les toits et les charpentes, et restauré moi-même une ferme ancienne. J’écris ces guides depuis le chantier, pas depuis un manuel.

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15 anssur les charpentes et toitures
1 fermeancienne restaurée de A à Z